|
Editions 2005-2006 La tête sur les épaules
« Depuis un certain temps, et à force d’en voir dans les médias, j’ai entrepris de peindre sur toile des magistrats, avec l’idée de suggérer ce qui se cache sous leur robe. J’ai brossé ces personnages d’avocats ou de procureurs en larges aplats de peinture acrylique, en pensant surtout à leur impact visuel.

À l’instar des images télé où les visages des diverses parties sont de plus en plus souvent floutées, j’ai négligé leur visage, puis je me suis mis à cesser de représenter leur cou, en faisant tout simplement glisser la couleur du fond du tableau entre la tête et le corps, parce qu’il est évident que les décisions de justice dissocient de plus en plus le corps de l’esprit.»
|