Virginie Descure cultive le goût de la diatribe contre l’homme contemporain, ses territoires cachés et ses outrances.
Elle réalise ses créations dans l’affrontement et son travail, expression d’un éternel provisoire, est aux limites d’un art viscéral compulsionnel dans lequel elle interroge les tabous et réfute le conformisme.
Elle s’exprime par des portraits burlesques de l’humanité en privilégiant le contenu philosophique plutôt que l’aspect esthétique et académique avec pour accroche l’humour noir, existentiel et anticonformiste, seul bouclier efficient contre les phototypes d’un ordinaire caricatural.
Ses invocations d'une création spontanée et son intérêt pour ce qui est singulier conduisent le travail de cette adepte des chemins de traverses à la limite d'une poésie et d'un art brutal.